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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Affaire Losseba Ngoutiwa : Encore une mauvaise publicité pour les Faca


BANGUI [LNC] – Landry Martinez ZEZO, de son nom de scène, et mieux connu sous le pseudonyme de « LOSSEBA NGOUTIWA », tabassé hier par des militaires centrafricains au niveau du PK9 À BANGUI.

LES FAITS

Hier Samedi en milieu de matinée, un immense hommage était rendu à la mémoire du rappeur VEY-ZO au stade omnisport, avec la participation d’une foule énorme. LOSSEBA NGOUTIWA, habillé des couleurs nationales s’y rendait également.
A l’entrée de la salle, des fans dans la foule le reconnaissent et l’entourent. C’est une marée humaine. Mais des militaires s’en prennent à lui, en l’accusant de créer un trouble public, tout en l’invectivant, sous la menace de leurs armes. Sa garde rapprochée tente de s’expliquer avec ces FACA, mais en pure perte.
Néanmoins, il a pu entrer dans le stade et participer à la cérémonie. Puis, départ pour Bimbo pour l’enterrement.

Et c’est au retour du cimetière que les choses vont déraper. Le long cortège de plus de 300 véhicules crée un embouteillage, parvenu au niveau du pont du PK9 (sur la route de M’Baîki).

Nous sommes en début d’après midi, et LOSSEBA a un concert privé de mariage à 15h, et craint de ne pas être à l’heure, si encore resté pris dans cet embouteillage.
Soudain, un véhicule de police rempli de FACA sort de l’alignement et se fraye un chemin de sortie en débordant les voitures devant.
Voyant cela, Losseba ordonne à son chauffeur de suivre son exemple, pour lui aussi gagner du temps via cette issue salutaire. Mais les militaires s’en aperçoivent et l’interpellent. Manque de chance, ce sont les mêmes hommes qu’au stade.

« Pourquoi nous avoir suivi ? Vous devez rester dans l’embouteillage », lui crient-ils, plus d’autres noms d’oiseaux.

Son garde du corps sort de la voiture et tente de discuter avec ces militaires :
« Ecoutez, ! Comme nous avions vu que vous vous frayiez un chemin pour quitter cet embouteillage, nous aussi avons pensé faire de même en vous suivant, parce que nous risquons d’être en retard pour un concert. »
Mais l’homme à peine a-t’il fini de parler qu’une gifle monumentale lui explose la joue gauche, l’oeil vire au beurre noir immédiatement. Il réplique à l’agressions, et c’est le déchaînement des militaires pour le tabasser, à coups de crosse de kalachnikov, quand ils ne tiraient pas pour l’effrayer.

Et le passage à tabac s’étend à tout l’entourage de LOSSEBA qui lui n’a pas quitté son véhicule. Il en sortira pour demander aux militaires la raison de ces violences gratuites ?

La réponse fut immédiate. Un violent coup par derrière lui explose l’oreille droite.
Il tombe par terre aussitôt et se blesse à la main. Là, c’est la ruée des hommes en tenue sur lui, pour le rouer de coups pieds et de coups de crosse d’armes. C’est à peine s’il ne perd pas conscience.

Les FACA en ont profité pour le dépouiller de plus de 500.000 F CFA.

LOSSEBA lui-même raconte sa mésaventure :
« Comme j’avais un concert à 15h je voulais profiter de leur suite pour sortir au plus vite de cet embouteillage.
Donc, arrivé au niveau du pont du PK9, un militaire nous a fait signe de nous arrêter. Et nous avons obtempéré. Et j’ai expliqué que mon garde du corps m’avait dit que nous pouvions profiter de leur suite afin de vite nous dégager.
Mais immédiatement, le militaire a frappé mon garde du corps, et les autres se sont mis à me tirer dessus, comme si j’étais un voleur ou un criminel.
J’étais en train d’apaiser mes hommes lorsqu’un militaire s’est mis à me frapper. Comme si tout cela était une affaire d’état.

Mais dans quel pays vivons-nous là ? On est où là ?
Est-ce cela la reconnaissance qui est donnée à nous les artistes ? Seulement de l’humiliation ?
Mes hommes ont été roué de coups. Moi, seulement légèrement blessé en tombant, malgré les coups reçus. »

Mais d’où viennent les armes détenues par ces FACA, alors que l’armement russe n’est toujours pas distribué ?

Réponse fournie par le chanteur OZAGIN D’AMOUR :
« De leur trafic de vol. Des armes qu’ils détiennent illégalement chez eux, et s’en servent pour la nuit venue, aller braquer les gens. »

© Janvier 2018 – LAMINE MEDIA

 Source : LNC

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