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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Affaire « Priscilla Audrey Wenzoui » : confiscation et tripatouillage du quota d’intégration alloué au ministère des finances et du budget


Selon des informations dignes de foi en notre possession, Mlle Priscilla Audrey Wenzoui, ci – devant directrice des ressources humaines, se serait accaparée de la gestion de la totalité des 105 postes du quota d’intégration dans la fonction publique centrafricaine, alloué au ministère des finances et du budget, au titre de l’exercice budgétaire 2018.

En effet, nommée à ce poste hautement stratégique, non pas pour sa maîtrise réelle de la technicité, ses valeurs intrinsèques et ses solides qualifications et autres expériences, mais plutôt grâce à ses charmes et aux prédispositions physiques dont la nature l’a gracieusement comblée, elle ne pouvait que faire œuvre de vœu de perpétuité ou  d’engagement ad aeternam vitam à ceux qui lui ont tendu la main, en général, et à celui – là qui l’a déifiée, en particulier.

C’est ainsi que, d’abord, comme elle en a superbement fait la plus parfaite démonstration en refusant de déferrer hiérarchiquement aux maintes injonctions de M. Henri – Marie Dondra, en l’espèce ministre des finances et du budget et ordonnateur principal des dépenses de l’Etat, relatives à la régularisation de salaires d’un haut cadre des finances, mis au code 75 en l’absence totale d’un acte administratif régulier de suspension de fonctions et de solde avec traduction pour une durée de trois mois devant le conseil de discipline, Mlle Priscilla Audrey Wenzoui s’est cru le juste devoir de s’auto – affecter, sans son autorisation préalable – dont elle n’en a que cure -, l’entièreté de la plénitude de la répartition  de ce quota d’intégration.

C’est ainsi qu’ensuite, selon nos sources bien fondées, à la demande du tout – puissant ministre – conseiller, parent du président de la République, semblerait – il, elle aurait à son niveau, et ce, sans l’avis technique préalable des différents directeurs généraux des régies financières, – à savoir le DGB, le DGID, le DGDDI, le DGMP et le DGTCP – reparti in sole et distribué ce quota entre parents, amis et connaissances.

Point n’est besoin ici de tenir compte  absolument des critères de profils et de qualifications, requis pour une probable et toute intégration digne de ce nom dans ce département et en adéquation avec le plan d’effectifs, les besoins prioritaires des différentes régies financières, composant in fine le ministère des finances et du budget, et les mesures à prendre en matière de renforcement des capacités, comme à la direction du contrôle financier, dans le cadre de la politique d’assainissement des finances publiques et de la maîtrise des dépenses publiques. Il est seulement ici question de donner à manger à tous ceux qui répondent à ses propres critères et à ceux du puissant ministre – conseiller : appartenir au régime, être parent à  une quelconque haute autorité et être capable de défendre non pas la cause de l’Etat, mais plutôt celle de Sarandji et de Touadéra. Dans le seul but de préparer les échéances du 2021. Qui est con ?

C’est ainsi que tous les ressortissants des grandes écoles de formation professionnelle qui sont en stage depuis plusieurs années dans les principales structures des  différentes régies financières, à savoir DGID, DGDDI, DGMP, DGB, DCF, et DGTCP, les personnels d’appui et tous les demandeurs d’emplois dont les dossiers ont été régulièrement enregistrés à la direction des ressources humaines, et qui sont de ce fait prioritaires, pour avoir totalisé plus de 10 ans, 15 ans et même 20 ans de stage d’imprégnations, auraient été purement et simplement écartés au profit d’hommes et de femmes ayant répondu aux critères cités un peu plus haut auparavant, ceux de parents, d’amis et de connaissances. Qui est con ?

Le ministre des finances et du budget, M. Henri – Marie Dondra, dont on ne cesse, près les institutions financières internationales de Bretton Woods, de vanter les mérites de bon gestionnaire, respectueux des valeurs de la bonne gouvernance, dans les journaux et sur les réseaux sociaux, n’est – il pas au courant de  tout ce désordre institutionnalisé et organisé dans ce département dont il est le premier responsable ? Dans l’affirmative, pourquoi ce silence de cimetière de sa part, depuis lors ? Dans la négative, son silence ne pourrait – il pas être tout simplement interprété comme un acte de complicité avéré, de soutien manifeste à ces manœuvres de tripatouillage des 105 postes d’intégration et même  d’absence d’autorité ? N’y a – t – il pas expressément donné son autorisation ? Et qu’en disent donc les responsables des différentes directions générales à qui certains quotas auraient été affectés en catimini ?  Ces quotas leur ont été affectés pour eux, c’est – à – dire en considération de leur personne, ou pour les besoins de leurs services ?

Aux dernières nouvelles, le puissant syndicat du ministère des finances et du budget s’est déjà saisi du dossier et n’attend que le retour du ministre pour en débattre et  éventuellement déclencher les hostilités. Car, trop c’est trop !

Affaire à suivre…..

La rédaction

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