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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Alerte – Info : Voici le vrai bilan de « Toudéra » après deux ans de présidence !


Il y a deux ans Faustin-Archange Touadéra prêtait serment. L’ancien Premier ministre de Bozizé avait obtenu une large victoire à la présidentielle. Deux ans plus tard, les espoirs que de nombreux Centrafricains ont placés dans son élection ont été douchés par une réalité cruelle et le peu de résultats concrets. Son gouvernement dirige un pays occupé aux trois quarts par les groupes armés et dont un habitant sur quatre est déplacé ou réfugié à l’étranger.

Probablement un moment clé de ses deux ans de  présidence, le 9 octobre dernier, Faustin-Archange Touadéra rencontre à Sotchi  le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov. En découle une livraison d’armes gratuite, validée par le Conseil de sécurité de l’ONU, et l’envoi de 175 instructeurs sur place.

Une victoire symbolique pour le président Touadéra qui peut enfin équiper ses militaires nouvellement formés et les déployer sur le terrain, aux côtés de casques bleus. Les Russes entament aussi des négociations concernant l’exploration minière en RCA. De futurs contrats miniers qui nécessiteront l’aval du bureau de l’Assemblée nationale, où Touadéra vient de placer des hommes liges, au terme d’un vote contesté par l’opposition qui l’accuse d’avoir acheté des députés.  Une victoire dans la bataille politique qui l’oppose depuis deux ans au président de l’Assemblée, Karim Meckassoua.

Touadéra multiplie les déplacements à l’étranger. Pour autant il peine à obtenir le décaissement des sommes promises par les bailleurs en novembre 2016 : plus de deux milliards de dollars de financements sur lesquels il avait fondé sa politique de redressement du pays.

En province, 2017 a été une année sombre. La pire depuis 3 ans en termes de violences et de conséquences humanitaires. Depuis le retrait de Sangaris en octobre 2016 -jugé « prématuré » par Touadéra-  la sécurité est laissée à la seule Minusca, souvent débordée. Le lent processus de discussion avec les groupes armés, piloté par l’UA,  n’a pas encore produit ses fruits. Le DDR est quasiment au point mort et le déploiement des autorités administratives en province ne se fait qu’avec le consentement des groupes armés mus par des intérêts prédateurs.

Source : RFI

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