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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Assemblée Nationale : une belle leçon de moralité publique donnée par un député tchadien aux députés centrafricains


Le 20 avril 2018, le député Mamadou Maindoh démissionne de son parti RNDT Le Réveil qui a présenté sa candidature aux dernières éléections législatives. En se référant aux dispositions de l’article 6 de la loi n°025/PR/2009 du 31 août 2009 qui stipulent : « Tout député qui, en cours de mandat quitte délibérément la formation politique qui a présenté sa candidature, est réputé avoir démissionné », cet homme politique a conséquemment pris la courageuse décision de rendre son tablier de député de nation tchadienne.

Quelle élégance politique ! Quelle belle leçon de démocratie ! Quelle noblesse d’âme !

Telle devait être la voie à suivre par les députés centrafricains, notamment ceux de l’UNDP de Michel Amine, du Patrie de Mboli – Goumba, du RPR de N’guendet, du MLPC de Ziguélé et surtout de la CRPS de Me Tiangaye. Des hommes et des femmes dont les candidatures ont été présentées par leur différente formation politique, mais qui n’ont pas le courage de démissionner, alors que dans les faits, ils ont tourné le dos à leur parti. Comme leur collègue tchadien, ceux – ci auraient dû avoir le courage politique, devant l’histoire et leurs électeurs qui leur ont fait confiance, au nom du noble principe de la redevabilité, non seulement de démissionner de ces partis, mais surtout de rendre leur tablier de représentants de la nation.

Malheureusement, tel n’a pas été le cas et tel n’est pas le cas, puisqu’il y a quelques jours seulement des députés de la CRPS de Me Nicolas Tiangaye, à savoir Ndama de la circonscription de Kaga-Bandoro 2, Ndengou de la circonscription de Kaga-Bandoro 3 et Gourna Zacko de la circonscription de Bouca 1, viennent de démissionner de leur parti tout en continuant de siéger au sein de l’assemblée nationale. Pour la simple raison que, selon un avis de la cour constitutionnelle dont la présidence était assurée in illo tempore par un certain Zacharie Ndouba, avait jugé utile de modifier les termes du règlement intérieur de l’assemblée nationale, à ce sujet, autorisant tout député de la nation ayant démissionné de son parti de continuer à siéger à l’assemblée nationale.

Un avis scélérat de la démocratie  et de nature à fragiliser les partis politiques et les institutions républicaines. Un avis qui a définitivement consacré la loi du vagabondage politique et qui explique aujourd’hui tout le désordre dont pue  le Temple du Peuple.

Jean – Paul Naïba

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