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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Augmentation des salaires : Touadéra et Sarandji sont venus pour se servir


Comme le journal en ligne « La Voix des Sans – Voix » l’a toujours clamé haut et fort, Touadéra et son cher aîné Sarandji ne sont pas venus pour servir le peuple centrafricain et tenter d’écrire l’une des plus belles pages  de l’histoire de la République centrafricaine. Ils sont là tout simplement pour se servir, en utilisant allégrement les voix des centrafricains, à eux confiées dans les urnes, à des fins personnelles, égoïstes, catégorielles, terrestres et mortelles.

 Le détournement de plus de 5 milliards de Fcfa des taxes aéroportuaires et de celles imposées sur les convois des véhicules sur le corridor Bangui – Garamboulaye en était, lors de l’examen et de l’adoption du collectif budgétaire 2018, l’une des preuves les plus palpables.  Participe aussi de la volonté et de la détermination des deux têtes de l’exécutif à s’en mettre pleine la poche, en un temps record, l’augmentation des salaires de certaines personnalités à la présidence de la République, de la primature ainsi que ceux de leurs hommes de basses besognes, nommés à la tête de certaines institutions.

Un acte avéré de consécration de propension à la mal gouvernance et à la kleptocratie qui a  immédiatement suscité de vives critiques dans le milieu de tous les travailleurs centrafricains et qui a poussé le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique à monter au créneau, il y a quelques jours, lors d’une assemblée nationale tenue à la bourse de travail. Afin que nul n’ignore le moment venu, voici ce que les journaux Médias + et Sango Ti Kodro  ont rapporté à ce propos :

« CENTRAFRIQUE : Le Premier ministre fait augmenter les salaires des personnalités à la Présidence et à la Primature : le GSTC réclame la part des travailleurs

Le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC) a exigé du Gouvernement l’augmentation des salaires des fonctionnaires et le paiement des arriérés des régimes de deux anciens Chefs d’Etat André Kolingba et Ange Félix Patassé.

L’ultimatum du GSTC a été lancé vendredi 7 juillet à Bangui. La goutte d’eau qui a débordé le vase est l’augmentation des salaires à la Primature et à la Présidence de la République, la non-prise en compte par le Gouvernement de la préoccupation des travailleurs.

« Le Premier ministre a pris un arrêté pour augmenter les salaires des personnalités à la Présidence et à la Primature. Dans le collectif budgétaire, ils augmentent les fonds spéciaux, les frais de mission au détriment de l’ensemble des travailleurs », a dénoncé Firmin Zoh-Ponguélé, secrétaire général dudit syndicat. Pour le défenseur des droits de travailleurs, « ce Gouvernement n’est pas venu pour le peuple mais pour se servir ».

Dans cette dynamique et tout en condamnant fermement les actions du Gouvernement, Firmin Zoh-Ponguélé exige « la signature sans condition du statut général de la Fonction publique avec sa nouvelle grille d’augmentation de 40% de salaire et la définition et les modalités des paiements des arriérées des anciens Chefs d’Etat Kolingba et Patassé ».

Ayant « confiance » en la justice centrafricaine, le secrétaire général du GSTC a regretté que le droit n’a pas été dit suite au recours déposé depuis plusieurs mois au niveau du Tribunal par les fonctionnaires de l’Administration du Territoire. « Il faut que le Tribunal rende sa décision », a martelé M. Zoh-Ponguélé.

Une assemblée générale est prévue dans les jours qui suivent à la Bourse du travail pour déterminer les futures actions à mener ».

La rédaction

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