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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Bocaranga : Les éléments de preuve de la responsabilité de M. Onanga et de la Minusca dans les derniers évènements


Il y a quelques jours, la ville de Bocaranga a été attaquée à 6 h du matin par des bandes armées ressemblant aux éléments peuhls d’un certain Sidiki. Arrivés sur des motos de Koui où ils ont leurs bases et venaient de perpétrer  des crimes odieux à l’endroit de la population civile, ils se sont livrés aisément à de nouveaux actes de graves violations des droits humains, ont incendié des maisons, des greniers et des commerces, ont pillé l’église catholique et ont emporté une importante somme d’argent. Au vu et au su des forces onusiennes, présentes dans la ville pour assurer la protection des populations civiles, qui auraient fort étonnamment laissé les exactions se commettre.

Ce qui n’a pas été relevé par le porte – parole de la Minusca, dans son point de presse hebdomadaire.

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Se contentant tout simplement de relever dans un communiqué de presse plus tard que  « la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec la plus grande fermeté les récentes violences contre les populations civiles et les organisations humanitaires commises par les groupes armés à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham Pende (nord-est de la République centrafricaine). La Mission réitère également son engagement à travailler avec tous les partenaires, en particulier les autorités centrafricaines, en vue d’une solution durable à la crise à Koui et Bocaranga.  Bocaranga a été la cible d’attaques et de pillages, jeudi matin, perpétrés par des éléments appartenant aux 3R (Retour, Réclamation et Réparation) et aux Anti-Balakas. Des centaines de personnes ont fui le centre de Bocaranga, dont certaines pour se réfugier près de la base de la MINUSCA.  Ces nouvelles violences, qui ont visé un site où étaient hébergées des personnes déplacées ainsi que les bâtiments d’organisations humanitaires, aggravent la vulnérabilité de populations civiles déjà affectées par l’insécurité qui perdure dans la région de Koui et Bocaranga. 

Conformément à son mandat, les casques bleus de la MINUSCA déployés à Bocaranga sont  intervenus pour arrêter les violences et ont ouvert le feu contre les éléments des deux camps. L’intervention impartiale des casques bleus a ramené le calme dans la ville et a été suivie par des patrouilles. La protection du camp de déplacés, de l’hôpital et des installations des ONGs a été renforcée. Un hélicoptère de la Force de la MINUSCA a par ailleurs procédé au survol de Bocaranga jeudi après-midi. A Koui, la situation reste tendue et  rend difficile le travail des organisations humanitaires, essentiel pour la survie des populations.  La MINUSCA met en garde les 3R et les Anti-Balaka dans l’Ouham Pende contre toute forme de violence contre les populations civiles et les acteurs humanitaires et rappelle aux groupes armes leur responsabilité au regard du droit international humanitaire et  des droits de l’homme. 

La MINUSCA  poursuit ses efforts, aux côtés d’autres partenaires,  dans la recherche d’une solution pacifique. Néanmoins, la mission prendra toutes les dispositions nécessaires pour protéger les populations civiles contre les menaces et les violences commises par  les 3R et les Anti-Balakas dans l’Ouham Pende ».

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Mais d’autres sources crédibles affirment le contraire et balaient d’un revers de la main toutes ces informations sorties de la bouche de Monteiro.

 En effet, selon des sources émanant de sources indépendantes, notamment de la Radio – Siriri à Bouar et relayé par le journal en ligne « Diaspora » », «  Tel Attila le Hun, Abass Sidiki le chef rebelle du groupe dénommé « 3R » ne cesse de semer morts et désolation derrière lui. Après des horreurs à KOUI, où ses hommes en sont allés jusqu’à brûler des personnes vives. Il y a quatre jours, il s’en prenait à la ville de Bocaranga pour de nouveaux pillages.

Sitôt, Bernard Dillah le député de Ngaoudaye I donnait l’alerte en informant la presse : « Ces hommes ont investi Bocaranga dès 6h du matin, en détruisant immédiatement tous les réseaux pour l’isoler. Ils arrivaient du village de KOUI où il y a leur base, et où ils ont massacré une vingtaine de personnes civiles. » D’INQUIÉTANTS LAISSER FAIRE La MINUSCA a beau hurler sur tous les toits à coups de communiqués de presse qu’il n’y a jamais eu de collusion entre ses casques bleus et les hommes de Sidiki, les faits sur le terrain prouvent complètement le contraire. Des hommes du contingent local de la MINUSCA ont régulièrement été aperçu en train de fournir des armes et des munitions aux « 3R », et même de couvrir leurs déplacements. A KOUI, la MINUSCA a laissé faire les crimes, les viols et les pillages; identique situation à BOCARANGA, ce que l’élu local Dillah a dénoncé publiquement. Ce fait n’est donc pas une élucubration de la presse, mais du réel constaté à maintes reprises. Raconté par le Père Jean-Marius de Bouar : « La localité a été secouée tôt ce matin par des tirs nourris des éléments de Sidiki, qui a affirmé Urbi et Orbi avoir reçu l’autorisation de M. Touadera, afin de veiller sur les peuls de la zone, et protéger le couloir des transhumance. Ses hommes ont attaqué la paroisse ND de la Garde, et emporté des ordinateurs et de l’argent liquide sous le regard complice du contingent de la MINUSCA. » A Bangui, Vladimir Monteiro aka « Mr tout va bien », le porte parole de la MINUSCA minimise les faits : « Nous avons été informé de la présence à Bocaranga, d’individus armés qui ont ouvert le feu dans le village, pour pouvoir distraire les gens afin de piller certaines boutiques, certaines personnes. […] Une cinquantaine de civils se sont réfugiés près de notre camp de la MINUSCA, et nous avons entamé une patrouille justement pour sécuriser et tranquilliser les populations. La situation est sous contrôle. » Enfin, au vu de ces situations catastrophiques, le Père Jean Marius Toussaint ZOUMALDE déclare qu’il est temps que le chef de l’état joue enfin son rôle effectif de Chef suprême des armées ».

Alors, qui dit la vérité ? La Minusca ou la Radio – Siriri ? Qu’en disent le gouvernement et les élus de la nation ? Dans tous les cas, cela se passe de tout commentaire.

Kassa mo Ngonda

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