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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Bocaranga : Terrible massacre, des hommes égorgés, des femmes violées, des maisons et des boutiques incendiées par les peulhs de Sidiki…..


« La ville de Bocaranga a été attaquée ce matin à 7 h par les peulhs de Sidiki. C’était un terrible massacre, avec des hommes égorgés, des femmes violées, des enfants jetés contre des murs d’habitations, des maisons et des boutiques incendiées. Je viens d’arriver à Bangui, à bord d’une moto ». Tel est le récit sommaire de la tempête des éléments de Sidiki qui s’est abattue ce matin sur la paisible ville de Bocaranga.

On n’en parlait, on n’en parle et on continuera d’en parler jusqu’à ce que la mort nous arrache le dernier souffle de vie. Depuis  plus de 10 mois passés aux commandes des affaires de la cité, le président Touadéra, élu démocratiquement sur la base de la politique de la rupture, de la sécurisation et de la réconciliation nationale, peine à faire ses preuves. Malgré sa politique de mains tendues aux seigneurs de guerre et à toutes les bandes armées, il n’est pas arrivé à assurer la sécurité du peuple centrafricain et à le rassurer sur sa capacité réelle à assurer sa protection et la défense de cette terre qui l’a vu naître.

De koui à Bambari en passant par Ngaoundaye, Bocaranga, Bozoum, Paoua, Kaga – Bandoro, Bakala, Bria, et Ippy, dans les 12 préfectures sur 16 qui composent le pays de B. Boganda sévissent des seigneurs de guerre et des bandes armées qui tuent impunément, incendient des maisons et des greniers, volent, pillent, détruisent des biens publics et privés et rackettent la population en levant partout l’impôt, s’ils ne la contraignent pas tout simplement à fuir en brousse pour y vivre comme des animaux.

C’est ainsi que le samedi dernier, des bandes armées ressemblant à des  antibalakas auraient attaqué l’une des bases des 3R de Sidiki, faisant 65 morts côté 3R. Des représailles des 3R ont eu lieu ce lundi avec l’attaque du camp des réfugiés chrétiens à Koui au centre où des dizaines des chrétiens auraient tout simplement été égorgés par des éléments peulhs.
Informations confirmées par des sources locales.

Les antibalakas affirmeraient vouloir en finir avec les 3R. Sidiki aurait trouvé refuge à Niem Yelewa, ayant été chassé de Sanguere. Comme d’habitude, la Minusca aurait joué lors de ces attaques aux spectateurs.

Mais, alors que le calme serait en train de revenir dans la zone, c’est au tour de la ville de Bocaranga d’être attaquée ce matin par des peulhs lourdement armés, égorgeant, tuant, incendiant des maisons et des commerces. La population serait enfuie dans la brousse pour se protéger. Au moment où nous mettons sous presse cet article, des victimes fuyant cette attaque meurtrière et arrivées déjà à Bangui, à bord des motos, sont formelles : Bocaranga était attaquée ce matin par des peulhs. Trop de morts. Toutes les maisons et les boutiques incendiées…

Cette attaque contre des populations civiles survient, au su et au vu des forces onusiennes, au moment où le président de la République est en mission à Bossangoa et que les antibalakas sont à Rome à la demande de San Egidio pour la recherche de la paix dans le cadre du DDRR….A telle enseigne que tous se posent la question de savoir qui en veut à la PAIX dans ce pays ?

Alissa Ingbangba

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