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Bossangoa : Touadéra aurait poignardé Amine dans le dos en recevant des clandestins au nom et pour le compte de l’UNDP…


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Il y a aujourd’hui quelques semaines déjà que le président Touadéra avait effectué une mission de travail à Bossangoa, chef – lieu de la préfecture de l’Ouham. Officiellement, il s’y était rendu pour payer les arriérés des créances dues aux cotonculteurs. Un argumentaire qui ne tient pas du tout debout, pour un observateur du monde rural centrafricain pour qui cette préfecture n’est plus productrice et exportatrice du coton que celles de la Ouaka, de la Nana – Gribizi et de la Kémo. Alors pourquoi exceptionnellement l’Ouham ?

En réalité et selon des sources dignes de foi, l’homme du 30 mars 2017 se serait tout simplement déplacé dans cette localité pour rencontrer officieusement et discuter avec les Anti – Balaka de la région dont l’apport aura été déterminant, le 5 décembre 2013, dans l’attaque de la ville de Bangui et les ultimes combats contre les conquistadores et les égorgeurs de la séléka.

Des hommes et des femmes qui auraient beaucoup donné de leur sang et de leurs énergies  non seulement pour la libération de la République mais surtout pour sa brillantissime et triomphaliste victoire à la dernière présidentielle. Mais, des hommes et des femmes qui n’auraient jusqu’à ce jour rien reçu en retour de sa part comme récompense si ce n’est de l’ingratitude, de la roublardise, de la fourberie et de mielleuses et alléchantes promesses sans lendemain, au rebours de sa politique de mains tendues aux mercenaires de la Séléka, moyennant des postes et des nominations suivis le plus souvent d’espèces sonnantes et trébuchantes afin de l’aider à faire rétablir la sécurité dans les zones sous leur contrôle. Des hommes et des femmes qui seraient décidés à manifester leurs vifs, sincères et légitimes mécontentements par une descente ou une marche vers Bangui. Une menace sérieuse et très persistante qui aurait finalement convaincu le président Touadéra de l’urgentissime nécessité  d’effectuer cette difficile mission. Mais, pour ne pas heurter la conscience des différents partenaires de la République et  prendre le risque d’irriter la communauté internationale qui considère  que les Anti – Balaka sont aussi coupables des crimes de guerre que les éléments de la Séléka, un certain Fidèle Gouandjika, ministre – conseiller aux organisations nationales lui aurait proposé de la maquiller en une mission de relance des activités agricoles. Qui est con ?

Ceci étant dit, comme toutes les missions du président Touadéra, celle – ci devrait être une fois de plus une belle opportunité pour les charognards et les asticots socio – politiques de rentrer dans la danse, de caresser le rêve de serrer ses mains  et de lui souffler à l’oreille leurs doléances. C’est ainsi que, selon un de nos informateurs qui s’est passé pour un vrai faux militant de l’UNDP, informé de la date par le premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji, un certain Gaby Francky Leffa, ci – devant ministre de l’habitat et du logement, radié définitivement du parti, qui aurait vraiment du mal à placer les faux militants acquis à sa petite et basse cause, s’en serait saisi pour leur demander de descendre à Bossangoa en vue d’entrevoir l’espoir de poser leurs doléances à l’homme de Boy – Rabé. Non sans avoir préalablement exprimé, par l’entremise d’un certain Ghislain Yago, député de l’UNDP de Kembé, son souci d’associer par une cotisation de 200.000 FCFA le président du groupe parlementaire  et tous les 12 autres députés à cette entreprise machiavélique et puante. Une demande qui serait balayée d’un revers de la main par M. Augustin Yangana – Yahoté sans que notre informateur ne fût en mesure d’affirmer s’il y avait eu cotisation ou non de sa part et de celle de tous les autres 13 députés de l’UNDP. Toujours est – il que M. Gaby – Francky Leffa, contre vents et marrées, réussirait à faire descendre à Bossangoa certains membres du Comité Provisoire de l’UNDP dissout et dont les copies de décisions ont été régulièrement portées à la très haute attention du président de la République, Faustin Archange Touadéra, du premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji et du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, M. Jean Serge Bokassa.

Qu’à cela ne tienne, Touadéra arrive à Bossangoa et se serait arrêté à l’aérodrome quelques temps devant la pancarte de l’UNDP. Plus tard, avant de quitter la ville, il aurait reçu pendant plusieurs minutes ces clandestins, parmi lesquels figureraient M. Sem, ancien secrétaire national de l’Ouham, qui aurait eu la lourde mission d’ameuter quelques membres du bureau sous – fédéral, Mme Makounzi, chargée de missions en matière des affaires sociales à la primature avec rang et prérogatives de ministre, M. Kocsis, ancien secrétaire national de la Ouaka, et deux (2) militants du 5ème arrondissement, un certain Soundjiata et un certain Roger, au nom et pour le compte de l’UNDP. De quoi en avaient – ils échangé avec le président Touadéra ? Notre informateur de ne pas en savoir trop. Mais, selon des sources proches de la présidence et de la primature, l’ordre du jour aurait porté sur la situation des uns et des autres et la relance de leurs doléances, celles d’être nommés comme les autres à des postes de responsabilité.  Et à la fin, Touadéra de leur remettre une enveloppe de 500.000 Fcfa.

Voilà une information qui est de nature à réconforter les lanceurs d’alerte et tous les combattants de la liberté et de la démocratie dans leur thèse selon laquelle Touadéra qui a débauché un militant de l’UNDP dont le nom et le CV ne figurent pas dans le panel des experts dudit parti et sans la proposition du bureau politique et la décision du président – fondateur, Michel Amine, travaillerait activement à la fragilisation et la liquidation de l’UNDP. Sinon, comment pourrait – il accepter, ayant été informé lors d’une audience officielle par le bureau de la coordination national de la décision de radiation de ce militant et de tous ses acolytes, de continuer de rencontrer des clandestins au nom et pour le compte de l’UNDP ? En agissant ainsi, ne serait – il pas en train de se comporter en flagrante violation de la loi et contre les dispositions de l’ordonnance de 2005 sur les partis politiques ? Ne serait – il pas là en train d’attenter à la vie de ce parti en tant qu’institution de la République et première force politique nationale ? En recevant ces clandestins au nom et pour le compte de l’UNDP, ne serait – il en train de donner raison à  tous ceux qui pensent qu’il serait fourbe et insérieux ? Pourquoi alors n’aurait – il jamais accepté de traiter directement avec le président Michel Amine et de prendre en considération toutes les propositions du bureau de la coordination nationale ?

Le coup d’état de la cour constitutionnelle de transition contre les partis politiques, à travers l’adoption de la décision remettant en cause les dispositions du règlement intérieur de l’assemblée nationale, ne peut qu’être l’une des réponses à toutes ces questions et vise d’abord  à liquider l’UNDP et ensuite  à assassiner la démocratie dans ce pays.

Jean – Paul Naïba

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