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Centrafrique : Voilà ce qu'on appelle l'homme de l'année: Le cas du Pr Halidou Tinto, le père du vaccin contre le paludisme au Burkina – Faso !


L’année 2016 vient de s’éteindre. Et votre quotidien « Le Pays » a coutume de désigner l’Homme de l’année. Cette année, c’est sur Pr Halidou Tinto, Directeur régional  du centre de recherche de Nanoro,  investigateur principal du vaccin RTS,S, vaccin contre le paludisme, que s’est porté notre choix de « l’Homme de l’année ».  A travers les lignes qui suivent, nous vous proposons de découvrir cet homme et le projet qu’il porte depuis qu’il est étudiant en pharmacie.

L’aventure du vaccin de lutte contre le paludisme a commencé il y a  30 ans de cela, avec l’armée américaine. Au fur et à mesure que le temps passait, plusieurs générations de chercheurs ont travaillé sur le développement de ce produit. Mais il a fallu Pr Halidou Tinto et son équipe, pour que l’on commence à voir le bout du tunnel. En effet, tout a commencé en  1995, au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso, avec sa thèse de doctorat soutenue en Belgique et qui a porté sur la résistance des médicaments anti-paludéens telles la chloroquine et la nivaquine.  Pr Halidou Tinto, pharmacien de formation, a alors décidé de s’intéresser au paludisme qui, selon lui, « est une  maladie qui concerne plus les Africains que les Européens ». Et Pr Halidou Tinto a estimé que c’est « aux jeunes Africains qu’il incombe de s’engager dans la recherche pour trouver un vaccin contre le paludisme, parce que cela intéresserait peu les Blancs et les Européens ».  C’est alors  qu’un appel d’offres a été lancé par Malaria vaccin initiative pour sélectionner des sites en Afrique, qui vont tester le vaccin que la firme GSK qui se trouve en Belgique, avait mis au point. Et c’est dans ce cadre que, comme beaucoup de chercheurs africains et même burkinabè, Pr Tinto Halidou a concouru en tant que chercheur, sous le couvert du site de Nanoro.  Sur une cinquantaine de dossiers, seuls trois ont été retenus et Pr Halidou Tinto a eu la chance d’être choisi. Voilà comment, progressivement, d’étudiant en pharmacie, il s’est retrouvé dans le domaine de la vaccinologie du paludisme. Il faut noter que le produit est synthétisé en Belgique par la firme pharmaceutique GSK et le financement qui a permis de mettre en oeuvre le programme a été obtenu grâce à la Fondation Bill et Melinda Gates. Pr Halidou Tinto affirme : « Les résultats ont été positivement appréciés par l’Agence européenne du médicament qui a donné une opinion favorable à l’utilisation de ce vaccin ». Le dossier relatif au vaccin RTS, S se trouve actuellement au niveau de  l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a décidé de poursuivre le déploiement du vaccin, afin d’identifier toutes les difficultés quand on quitte le cadre de la recherche et toutes les questions opérationnelles et logistiques qui peuvent entourer le vaccin et mesurer l’impact sur la mortalité. A la fin, dit-il, on aura des résultats plus consistants qui vont permettre à l’OMS de dire si le vaccin peut être recommandé définitivement pour l’ensemble des pays où sévit le paludisme en Afrique. Mais en attendant, l’équipe du Pr Tinto compte combiner au Burkina Faso, le vaccin RTS,S au traitement chimiothérapeutique du paludisme, pour avoir un meilleur taux de succès dans les mois à venir.

Nanoro est situé dans la Région du Centre-Ouest, plus précisément dans la province du Boulkiemdé. Le Centre régional de recherche de Nanoro, qui relève de l’Institut de recherche en Sciences de la santé (IRSS), est le site sur lequel Pr Tinto et son équipe travaillent. Il y est le Directeur régional.

Françoise DEMBELE

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