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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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CNSS : M. Richard Kwangbo – Guda ou le vrai visage de la rupture,du changement, de l’alternance générationnelle et d’un Centrafrique qui gagne…..


Bangui, 6 janvier 2017. Il était 10 h 30 mn, lorsque M. Richard Kwangbo – Guda, ci – devant directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale en abrégé CNSS, a fait son entrée dans la salle de conférence. Y était déjà présent le directeur général adjoint, M. Doumous qu’entouraient ses plus proches collaborateurs.

Après les formalités d’usage de politesse, de présentation, de souhait des vœux de nouvel an et de remerciement à tous les professionnels des médias conviés à ce point de presse, il a abordé son propos liminaire dont le résumé des grandes lignes est formulé ainsi qu’il suit : l’état des lieux à la date du 6 janvier 2014, dans un premier temps, le bilan du projet d’entreprise de 2014 à 2016, dans un deuxième temps, et l’annonce du plan stratégique 2017 – 2021, pour finir.

Mais, avant d’entrer dans le vif du débat ou le développement des trois (3) points saillants sus mentionnés, il a cru bon informer l’assistance de l’importance du contexte dans lequel se situe ce point de presse. Celui de la célébration du troisième (3) anniversaire de sa nomination au poste de directeur général de la CNSS, le 6 janvier 2014. Une célébration qui lui offre une occasion propice, non seulement pour communiquer avec sérénité, efficacité et tout le sérieux requis, sur le travail de fonds accompli, en trois (3) ans d’exercice, et répondre avec responsabilité et toute franchise à certaines attaques personnelles, allégations mensongères et interprétations erronées de certains faits ou décisions dont il a fait l’objet et distillées ça et là dans certains organes de la presse écrite et sur les réseaux sociaux, mais surtout pour rendre compte de sa propre gestion, d’abord à ses supérieurs hiérarchiques, aux assurés sociaux et autres partenaires de la CNSS, ensuite, et au peuple centrafricain, in fine.

Ceci étant dit, celui – ci de poursuivre en martelant qu’à son arrivée à la tête de la direction générale de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale, il a hérité d’une situation catastrophique, celle d’une entreprise à l’agonie structurellement et financièrement, et du coup, alitée et sous perfusion d’une profonde réforme. En effet, faisant suite à la crise militaro – politique qui avait secoué l’âme de la République et fragilisé le régime démocratique du président Ange – Félix Patassé, de 1995 à 1997, et dont les conséquences avaient été néfastes pour l’Etat, les administrations, et toutes les entreprises publiques, parapubliques et privées et dont avait été aussi victime la CNSS jadis OCSS, il a été décidé en 1997 de la mise de cette entreprise sous une profonde réforme, adoptée et promulguée par la loi portant création, en 2006, de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale. L’exécution de cette réforme est devenue effective en 2009 mais sera très vite grippée par l’éclatement au grand d’une nouvelle crise : celle de tutelle. Une crise qui s’est traduite concrètement par l’institutionnalisation, au sein de l’entreprise, de deux (2) camps, au lendemain du limogeage du directeur général et la nomination d’un intérimaire. Conséquence : une partie du personnel est acquise à la cause du directeur général relevé et l’autre partie se réclamant de son intérimaire. Une crise qui prendra fin fort heureusement, avec la nomination et la prise de fonction de M. Richard Kwangbo – Guda, par l’amorce d’un pas important dans la poursuite de la mise en œuvre de la réforme, dans le domaine de la gestion à proprement parlé.

Il faut relever ici avec force que la crise précitée a eu un impact très négatif sur la santé financière de la CNSS, avec le non – paiement des trois (3) trimestres des allocations familiales et des deux (2) trimestres de pensions, le gel des prestations sociales de 2003 à 2007 et la non – production des états financiers et comptables des années 2012 et 2013. Au plan social, en sus de la division du personnel en deux (2) camps, telle que mentionnée un peu auparavant, la formation initiale des cadres et agents qualifiés est suspendue depuis une dizaine (10) d’années.

Fort de tout ce qui précède, afin de trouver des solutions idoines ou appropriées et pérennes à toutes ces difficultés d’ordre institutionnel, comptable et financier et dans le domaine de renforcement des capacités, le nouveau directeur général a conçu, fait adopter par les instances supérieures de l’entreprise, entre autres le conseil d’administration et mis en œuvre un plan d’actions prioritaires de 2014 à 2016.

Trois (3) années plus tard, c’est – à – dire le 6 janvier 2016, l’analyse minutieuse de l’évaluation suivi et de l’exécution de ce programme a permis de constater, une réconciliation entre son entreprise et les partenaires sociaux, à travers le paiement à terme échu des allocations familiales et des pensions, l’apurement progressif et constant des arriérés des prestations sociales gelées de 2003 à 2007, à la demande des ayants- droit et surtout à l’initiative de la direction générale pour des raisons d’ordre social, et l’adoption de la méthode de la bancarisation du paiement des pensions.

En vue de moderniser l’institution dont il a la charge, un accent particulier a été effectivement mis sur la formation initiale des cadres, l’élaboration du SDSI de la CNSS, et la réhabilitation des infrastructures administratives, à l’exemple des travaux de réfection des bâtiments de la direction générale, ceux de l’agence régionale de la Lobaye et la construction d’une salle de conférence dont l’opérationnalisation contribuera à l’augmentation du niveau des ressources propres.

Enfin, il a été relevé la viabilisation et la crédibilisation du système par l’assainissement des fichiers, suite au contrôle physique des assurés sociaux dont les résultats ont été couronnés par la détection des faux assurés sociaux et la réalisation d’une économie d’un montant de 200 millions de Francs CFA, la mise à jour des états financiers de 2012 à 2014 dont celui de 2015 déjà certifié et celui de 2016 dont la certification interviendra en avril 2017 au plus tard, et le respect scrupuleux des procédures de passation des marchés publics, conformément aux dispositions de la loi n°8.117 du 6 juin 2008 portant code des marchés publics en Rca, suivi de l’allocation systématique des ratios de 60% de gestion au règlement des allocations familiales et des pensions.

Fier de ces résultats très positifs et soucieux de consolider les acquis de la réforme amorcée et exécutée en vue de bâtir dans un avenir très proche « une institution de sécurité sociale moderne pour une meilleure prise en charge des assurés sociaux », M. Richard Kwangbo – Guda a élaboré et fait adopter un nouveau plan, dénommé « Plan Stratégique 2017 – 2021 ». La mise en œuvre de ce plan visera à maîtriser et optimiser le recouvrement des recettes, améliorer de manière continue la qualité de service rendue aux clients, poursuivre la modernisation de l’institution et à garantir la pérennité du régime.

Pour terminer son propos liminaire, M. Richard Kwangbo – Guda n’est pas passé par quatre chemins, pour affirmer avec une certaine sérénité et une certaine rare élégance que les fondamentaux dévolus à l’institution ont été rétablis et que la mission qui lui est assignée est désormais accomplie, malgré une crise socio politique sans précédent dans l’histoire du pays et ses incidences sur tous les secteurs de la vie économique.

Même si ce dernier a été obligé de répondre à quelques questions des journalistes, ayant trait aux résultats du contrôle physique, au développement un peu détaillé du contenu du plan stratégique 2017 – 2021 et aux méthodes à utiliser pour inciter les employeurs à déclarer leur personnel et à verser à terme échu leurs cotisations dont le montant doit être toujours excédentaire afin de permettre à son entreprise de supporter le paiement des pensions, il y a lieu de reconnaitre ici un cas rare de gestion rigoureuse d’une entreprise d’état dans ce pays, réputé être le pays de tous les records négatifs, selon l’expression du combattant de la liberté et de la démocratie, feu Me Zarambaud Assingambi.

Un exemple à copier par toux ceux qui exercent aujourd’hui les mêmes fonctions de manager ou de directeur général que M. Richard Kwangbo – Guda, quelques soient les critères et les conditions ayant milité en la faveur de leur choix. Il n’y a pas honte à ce qu’ils aient le courage politique et l’humilité scientifique devant guider tout bon leader et tout gestionnaire, de se rapprocher de lui pour demander conseils et consultations à titre gratuit. Un exemple de réussite à enseigner dans toutes les écoles de formation de manager et à exiger dans toute lettre de motivation à verser dans tout dossier de candidature à un quelconque poste de directeur général. Un exemple de réussite, dans un environnement très difficile, qui doit non seulement forcer le respect pour tout centrafricain digne de ce nom et devant lequel s’inclinent humblement tous les combattants de la liberté et de la démocratie qui lui adressent par la même occasion leurs félicitations les plus sincères, mais surtout les réconforter dans leur thèse selon laquelle c’est l’homme, le moteur de son développement et du développement de sa société.

 

Jean – Paul Naïba

 

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