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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Du rififi à l’Assemblée Nationale : les proches de Méckassoua accusent le député Nakoé Dimbélé d’avoir détourné de près de 2 milliards de Fcfa à la SOCAPS


Tellement qu’à cette occasion, il y a eu beaucoup d’autres sales dossiers exhumés sur le PAN par son 2ème Vice-président, à leur tour, les proches de Meckassoua, notamment les députés Membres du Groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’espérance’’ ont eux-aussi exhumé le dossier ci-dessous publié.
Il s’agit d’un lourd passif que trainerait Mathurin Dimbélé Nakoé devant la justice centrafricaine. A en croire le réquisitoire n° 114/CAB.TGI.B.PP.12 du 6 février 2012, fait par le magistrat Alain Tolmo, entre-temps Procureur de la République, Dimbélé serait poursuivi pour « avoir à Bangui, courant 2008-2011, en tout cas depuis moins de 10 ans, frauduleusement détourné au préjudice de l’Etat centrafricain une somme d’argent provisoirement évaluée à un milliard neuf cent quarante neuf millions six cent vingt huit mille cinq cent trois francs cfa (1 949 628 503 F.CFA) dont vous êtes dépositaire à l’occasion d’une fonction publique, en l’occurrence celle de la Société centrafricaine de stockage des produits pétroliers (SOCAP) ».
Après avoir étalé d’autres malversations toutes autant accablantes sur Dimbélé Nakoé, le procureur, dans le même réquisitoire a conclu « requérons qu’il plaise à Monsieur de Doyen des juges d’instruction informer à toutes fins utiles contre ledit inculpé et contre tous coauteurs ou complices en raison des faits ci-dessus qualifiés et de tous autres faits connexes, entendre tous témoins, décernés tous mandats, faire tous actes jugés nécessaires à la manifestation de la vérité pour que ladite procédure en état nous être ultérieurement communiqué ».
A l’allure où va cette guerre de tranchée à l’Assemblée nationale, d’aucuns commencent à émettre l’idée d’une dissolution pour mettre en place une institution crédible pour représenter la Nation.
Lu Pour Vous
La rédaction
Nota Bene : de cette affaire, les centrafricains, les centrafricaines et les professionnels des médias s’en souviennent encore aujourd’hui, comme si c’était hier. Elle remonte à l’un des moments les plus  sombres et finissants du règne du général d’armée François Bozizé où son neveu, le général Sylvain Ndoutingaï était au sommet de sa gloire terrestre.
En effet, tout puissant ministre d’état aux mines, il avait fait de la société SOCAPS placée sous l’autorité directe de Mathurin Nakoé Dimbélé, en sa qualité de directeur général, une véritable machine à sous. Pour avoir voulu lui demander des justificatifs à la demande des inspecteurs d’état, suite à un contrôle de routine, Doutingaï avait inventé de toutes pièces cette affaire de détournement de la somme de près de 2 milliards de Fcfa et avait usé de toute son autorité pour envoyer son collaborateur en prison.  Mais, après plusieurs mois  passés dans les geôles de la tristement célèbre maison d’arrêt, il recouvrera la jouissance de sa liberté.
En quoi, cette ancienne affaire montée de toutes pièces à l’époque est – elle intéressante pour le peuple centrafricain et l’éclatement de la vérité  dans l’autre affaire pendante de détournements de 122 millions de Fcfa qui secouent en ce moment l’assemblée nationale ? Vu sous cet angle, non seulement elle n’intéresse personne et est loin de concourir à la manifestation de la vérité, mais elle ramène plutôt  le débat à un bas niveau, à des querelles de personnes et d’homme à homme et à des intrigues dont le peuple n’a pas besoin.
En réponse à une grave accusation de détournement des fonds publics, le député Mathurin Nakoé Dimbélé, assurant l’intérim du Pan et du 1er vice – président tous deux en mission hors du pays, a cru bon, en sa qualité de 2ème vice – président, d’organiser une conférence de presse pour donner sa version des faits à l’opinion nationale et internationale. Maintenant si ses propos ont eu le mérite de révéler au grand public des pans cachés de cette affaire et de faire découvrir de nouvelles  saletés plus puantes et nauséabondes que la première,  au sein de cette institution qui est la deuxième de toute la République et dont l’honneur, l’image et la dignité sont à jamais abîmés, ce n’est pas de cette manière que les uns et les autres travailleront à rassurer le peuple et leurs électeurs. Ils ne pourront y parvenir qu’en ayant une certaine maîtrise de soi et le courage politique d’accepter  de dire la vérité, de reconnaitre l’existence de certaines pratiques irrégulières dans cette institution, érigées depuis longtemps en mode de gouvernance, et de s’engager à les dénoncer et à les sanctionner conformément aux dispositions des lois et règlements en vigueur. Ce ne sera que de cette manière et non par des attaques entre individu et individu et par des personnes interposées.De cette bataille  médiatique, l’assemblée nationale s’en sortira sans aucun doute totalement défigurée, ensanglantée et enlaidie.
C’est très malheureux, honteux et scandaleux pour le peuple centrafricain dont la dignité est ainsi plongée dans la boue de l’indignité par l’entremise de ses représentants communément appelés députés.
Jean – Paul Naïba  

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