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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Km5 : Et encore des morts, des blessés, des maisons et églises incendiées et des milliers de déplacés de retour à nouveau à Mpoko…..


Il n’est aujourd’hui de secret pour personne et il est même désormais établi de manière incontestée et incontestable que l’égorgeur et le fou du Km5, celui qui se faisait passer pour le lieutenant de 50/50, un autre égorgeur et buveur de sang de la pire espèce envoyé depuis lors ad patres, a été bel et bien abattu par une patrouille mixte composée d’éléments de la gendarmerie, de la police et de la Minusca, dans l’après – midi du 7 février 2017.

En effet, des sources sûres et très proches du dossier affirment que  depuis un certain temps , la gendarmerie nationale a enregistré plusieurs plaintes et de nombreux cas de graves exactions et de violations des droits humains, au Km5, en général, et dans le secteur de l’Eglise Saint Mathias, en  particulier, dont la responsabilité incomberait à ce délinquant et à une bande de malfrats acquise à sa cause.

Afin de rétablir l’ordre dans cette partie de la capitale où beaucoup de personnes déplacées ont regagné leurs maisons et continuent de le faire, à la faveur de la politique de la réconciliation et de la cohésion sociale, la gendarmerie a jugé impératif et judicieux de le rappeler à l’ordre en le sommant de répondre à ses convocations. Malheureusement, faisant suite à maints refus de déférer comme il fallait s’y attendre, une patrouille a été mise en branle pour aller à sa recherche. Ayant été informé, l’homme se serait préparé et pour défier l’autorité de l’Etat aurait été le premier à ouvrir  le feu sur les éléments de la gendarmerie, de la police et de la Minusca, venus à sa rencontre. C’est ainsi qu’il a purement et simplement été abattu avec deux (2) de ses éléments.

Il s’en est immédiatement suivi de nombreux et horribles actes de représailles de la part de ses éléments, ayant entraîné incendies des maisons et des huttes de fortune pour les déplacés, blessés, et morts d’hommes dont M. Jean – Paul Sankagui, journaliste, ancien haut conseiller de la communication et pasteur de l’Eglise du Christ, incendiée au cours des évènements.

Même si le calme serait en train de revenir dans cette partie de la capitale, faisant suite aux appels de l’imam de la mosquée Ali Babolo et des ministres de la sécurité publique et des affaires sociales, respectivement Jean Serge Bokassa et Virginie Mbaïkoua, il s’en serait définitivement terminé de la politique du retour des milliers des personnes déplacées du Km 5 dans leurs maisons et autres huttes de fortune dans les IIIème et Vème arrondissements de la ville de Bangui. Sous les détonations d’armes lourdes et pour fuir les violences, plusieurs habitants desdits secteurs qui venaient de regagner leurs domiciles, sont immédiatement repartis sur le site de l’aéroport Bangui – Mpoko.

 Depuis ce jour, mercredi 08 février 2017, des journalistes – reporters ont pu voir sur le tarmac plusieurs centaines de personnes, à savoir hommes, femmes, enfants et même des personnes du 3ème âge, sans abris de fortune, qui les mains en l’air pour implorer Dieu au secours, qui les deux mains sur la tête ne sachant plus à quel saint se vouer, qui pleurant amèrement ne sachant plus où aller et ayant tout perdu à nouveau, qui avec des enfants à califourchon et des balluchons sur la tête et les yeux hagards, qui quelques assiettes dans un sac à la main, qui….

Des images  de désolation, d’indignité humaine ou tout simplement de l’homme à l’état d’animalité pure face auxquelles certains de nos confrères n’ont pas pu retenir leurs larmes. Pourquoi ? Quels actes de crimes de lèse – majesté ont – ils commis pour mériter un tel  châtiment ? Comment ces actes de tueries aveugles et d’incendies de maisons et des églises  peuvent – ils encore être possibles dans cette partie de la capitale, après tant de sang versé, tant d’exactions et tant d’efforts déployés par tous pour leur retour, la réconciliation nationale et la cohésion sociale ?  Peut – t – il seulement encore être possible de convaincre ces hommes, ces femmes, et ces enfants d’y retourner ? Ne leur demanderait – on  pas cette fois – ci de retourner en enfer, à la vue de ces scènes apocalyptiques ?  Voilà des pertinentes questions auxquelles Touadéra se devra impérativement de répondre, car il n’a pas été élu pour devenir le bourreau du peuple centrafricain, mais pour être son libérateur…..A moins qu’il n’ait pas été le choix de ce peuple et qu’il lui ait été imposé par la communauté internationale pour son asservissement, son extermination et l’exploitation outrancière de ses richesses. Ce qui aura tout naturellement le mérite de justifier son silence et son immobilisme face aux seigneurs de guerre, à tous les liquidateurs de la République et à leurs crimes……

Sinon,  alors qu’il ordonne donc dans les jours qui suivent la mise en place d’une force mixte, le nettoyage au karcher du Km 5 et la mise à prix de la tête de tous les seigneurs de guerre et le désarmement forcé de toutes les bandes armées qui sévissent à Koui, Bocaranga, Kaga – Bandoro, Bambari et partout où ils règnent encore. Car le peuple centrafricain est à bout et fatigué de courir, de pleurer et d’enterrer ses morts. Et au vu et au su des forces de défense et de sécurité et des forces onusiennes !

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

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