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Ndjamena : tous les chefs politico – militaires en conclave à la demande de Déby sur injonction de Macron


Après avoir mobilisé leurs troupes à Ndélé et à Kaga – Bandoro ces derniers temps et s’être longuement entretenus entre eux, il y a une semaine à Moyenne – Sido, une ville stratégique située à la frontière  avec le Tchad, tous les responsables des groupes armés adhérés au processus DDRR, sont attendus ce jour 8 août 2018 à Ndjamena. A la demande expresse du président tchadien Idriss Déby et sur instructions du président français Emmanuel Macron.
Cette rencontre qui verra également la participation des Antibalaka toutes tendances confondues dans la capitale tchadienne durera trois (3) jours et s’attèlera à la formulation et à l’adoption d’importantes recommandations pour une dernière tentative de résolution de la crise centrafricaine.
A ce sujet pour être précis, des sources proches de ces différents groupes armés affirment que, fatigués des promesses sans lendemain du pouvoir de Bangui et convaincus de la détermination de Touadéra et de son cher aîné Sarandji à faire traîner en longueur le DPI dans le but de gagner du temps et à bouter in fine à la touche l’initiative africaine de l’UA, soutenue par la Cemac, la Ceeac, le G5, et tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de la République centrafricaine, ceux – ci ont décidé de convenir ensemble de taire leurs querelles intestines et leurs divergences, d’harmoniser leurs approches et leurs visions pour une solution idoine et durable de cette crise, et de mettre en place au sortir de cette rencontre un haut commandement militaire unifié et unique sous une même coordination.
Ils sont soutenus dans cette entreprise, d’une part, par les chefs d’état de la Cemac qui en ont marre de la duplicité du mathématicien de Boy – Rabé et de sa propension à de moults mouvements de retournements ou de remise incessante en cause des engagements pris, et d’autre part, par la France de Macron qui ne voit pas d’un très bon œil la présence des Russes dans son pré- carré d’Afrique centrale francophone et la mainmise quasi certaine de la société paramilitaire russe du Groupe Wagner sur des ressources minières de la Rca contre d’importantes rétro – commissions. Des raisons suffisamment fondées et conjuguées pour les convaincre tous de l’urgente nécessité de changer le fusil d’épaules et de passer à l’action le plus vite possible d’autant plus que dans le même Touadéra s’active à tourner le dos à l’option politique pour une approche militaire et plus robuste de la crise.
Pour ce faire, les principales recommandations qui sortiront de cette rencontre seront coercitives et non négociables : exiger la tenue dans un délai relativement court du dialogue politique inclusif sous l’égide de l’UA à Bangui avec la participation des anciens chefs d’état Djotodia et Bozizé.
Dans l’affirmative, c’est – à – dire au cas où le président Touadéra déférerait à cette injonction, tous s’accorderaient à  venir à ce dialogue avec la ferme intention de demander, d’abord, la démission du président Touadéra pour haute trahison, ensuite l’octroi des statuts d’anciens chefs d’état aux présidents Bozizé et Djotodia, et enfin la nomination d’un premier ministre de consensus, jouissant de plus de pouvoirs que son prédécesseur. Au cours des négociations, l’exigence du départ du président Touadéra pourrait connaitre toutefois un léger assouplissement, mais ce dernier serait autorisé  à rester au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat et devrait s’engager  à ne pas se représenter aux prochaines élections de 2021. Dans la négative, l’option militaire prévaudrait automatiquement, c’est – à – dire dès l’annonce de la nouvelle du refus, avec une marche coordonnée et simultanée de tous les groupes armés vers Bangui.
C’est dire qu’au moment où nous mettons sous presse cet article, contrairement à l’immobilisme légendaire du pouvoir de Bangui, incarné par Touadéra et son cher aîné Sarandji, et au rebours de la non réactivité des différents contingents de la Minusca à prévenir et à contenir toutes actions venant de la part des bandes armées qui écument plus de 85% du territoire national, l’on s’achemine inexorablement et irréversiblement vers de nouveaux soubresauts et des lendemains difficiles. Et l’on ne doit pas se le cacher, selon des sources diplomatiques avérées : l’étau semble se resserrer autour du pouvoir de Bangui.
Sur ce point, les lanceurs d’alerte, les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine, des professionnels des médias en ont parlé, en annonçant le regroupement de ces groupes armés, d’abord, à Kaga – Bandoro. Pressé par des questions des journalistes lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte – parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, a déclaré comme toujours que le haut commandement des forces onusiennes  suivait ces agitations avec une attention particulière et réagira le moment venu. Mais au lieu d’ouvrir la bouche, de condamner ces mouvements des bandes armées non conventionnelles et d’appeler à plus de robustesse contre elles de la part de la communauté internationale, le porte – parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, n’a eu lui à cette occasion que les mêmes mots sortis de la bouche de son interlocuteur du jour.
Il s’en suivra plus tard, ensuite, comme il fallait s’y attendre, un conclave de tous les chefs politico – militaires à Moyenne – Sido. Et aujourd’hui, l’on nous parle d’une rencontre de trois (3) jours à Ndjamena dont le but est clair et net : déstabiliser le régime démocratiquement élu de Touadéra.
Affaire à suivre…. !
La rédaction

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