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La voix des sans voix en République Centrafricaine

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Pourquoi cette indifférence de la France de Macron face à la persistance de la crise centrafricaine ?


Décidément, le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra,  semble être abandonné à son triste sort par la France et le président Emmanuel Macron.

En effet,  depuis la prestation de serment de ce dernier, la France de Macron semble avoir tourné le dos à la République centrafricaine. Elle semble ignorer et feint d’ignorer toutes les souffrances et toutes les tempêtes des malheurs qui s’y abattent tous les jours avec leurs litanies de tués, de femmes violées, traumatisées et abîmées à jamais, de maisons et greniers incendiés, de biens publics et privés détruits et emportés et de milliers de personnes déplacées. Une si bien dramatique situation qui agace la majorité des centrafricains devant la persistance de la crise et qui ne peut que susciter interrogations et inquiétudes de toutes parts et dans  tous les milieux. Un silence de la part de l’ancienne métropole qui ressemble étonnement à une indifférence totale.

Et pourtant, pour éviter que le pays de B. Boganda ne pût sombrer dans une tragédie génocidaire, au lendemain de la prise du pouvoir par les éléments de la Séléka, sous l’autorité d’un certain Djotodia, c’était cette même France, celle du président François Hollande,  qui était à la manœuvre, après les plaidoyers des humanitaires et ceux de la plateforme des confessions religieuses. Par l’entremise de son ambassadeur, haut représentant plénipotentiaire près le conseil de sécurité, en l’occurrence, Girard Araud, elle avait initié et fait adopter la résolution 2127, autorisant le déploiement de ses soldats, connu sous l’appellation de l’opération « Sangaris ». Sa présence effective à Bangui, le 8 décembre 2013, suite à l’attaque de cette ville par des Anti – Balaka, le 5 décembre 2013, contre toute attente, aura permis d’éviter un véritable bain de sang et un génocide.

Plus tard, cette même France sera une fois de plus derrière l’adoption de la  résolution 2149, autorisant le déploiement de la Minusca, en remplacement de la Misca et de la Fomac. Il s’en suivra son appui matériel, financier et logistique  dans les différents domaines qui permettra au régime de la transition, conduit par Mme Cathérine Samba – Panza, de faire adopter les textes fondateurs des nouvelles institutions de la République et d’organiser  les dernières élections législatives et présidentielle. Des élections qui ont vu la » brillantissime victoire de Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême de l’Etat et qui ont été  jugées par tous les observateurs démocratiques, régulières, inclusives, transparentes et crédibles ».

Mais, alors que tous les centrafricains de l’est à l’ouest du sud au nord s’attendaient tout naturellement  à ce que Macron en fît plus pour aider le nouvel élu à vaincre  la crise sécuritaire ambiante, c’est à ce moment – là que les ardeurs de la France ont commencé à se refroidir. En plus du retrait très tôt de l’opération « Sangaris » par son prédécesseur peu avant son arrivée à l’Elysée, alors que sa mission était encore inachevée,  Macron va décider purement et simplement de confier  la gestion du dossier sécuritaire du pays entre les mains de la Minusca.

Ce faisant, elle  passe dans la conscience collective du peuple centrafricain sans exclusive comme cet ami qui abandonne son meilleur ami dans les meilleurs. Et profitant  alors  du pouvoir à lui donné exclusivement par la France, la Minusca et ses différents contingents ont réussi à faire du sang des centrafricains le moyen le plus sûr  pour continuer de  justifier  leur présence en terre centrafricaine, et à faire de la crise un véritable business. Pour atteindre ces buts, ils ne pouvaient qu’entretenir les conflits et manipuler les groupes armés qui occupent aujourd’hui plus de 85% du territoire national et qui tuent, violent, volent, incendient des maisons et greniers, détruisent des biens publics et privés, lèvent l’impôt, rackettent la population et contraignent des milliers de personnes à des déplacements.

 Alors qu’en pensent la France et Macron ?  Que reproche exactement  La France de Macron à la République centrafricaine de Touadéra ?  Quelles peuvent être les raisons de cette totale  indifférence ? Sont – elles d’ordre politique ou économique ?  Est – ce la mal-gouvernance qui caractérise la gestion de la RCA par Touadéra et son équipe, depuis plus deux ans ?  Et cet abandon des centrafricains à leur triste sort est – il la résultante de la main tendue de Touadéra aux Russes ? Pourquoi donc  Macron lui avait – il demandé de se rapprocher de Poutine alors qu’il savait très bien que les armes saisies étaient destinées à être brûlées ? Jusques à quand Macron et la France resteront – ils insensibles à la situation qui prévaut actuellement en Centrafrique ? Leur silence ne pourra – t – il pas être interprété comme un acte de non assistance à un peuple en danger ?

Voilà des questions que les centrafricains ne cessent de se poser depuis quelques temps.

 Affaire à suivre…..

La rédaction

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