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Révélation : M. Piri prive des salariés de leurs salaires, assassine et liquide les sociétés d’état


Selon des informations dignes de foi en notre possession, et au moment où nous mettons sous presse cet article, les cadres et agents relevant des sociétés d’état, des offices publics et des agences nationales risqueraient fort bien dans leur grande majorité de ne pas toucher leurs salaires du mois de décembre 2017 et seraient donc  contraints de passer les fêtes de fin d’année dans des conditions difficiles. Mieux encore, ceux qui avaient l’habitude de percevoir leur 13ème mois, comme primes incitatives et en compensation de leurs contributions personnelles à l’amélioration de la santé financière de leur entreprise, n’y auraient plus droit. Tel serait le cas de l’ART sur lequel nous reviendrons en long et large dans notre prochaine parution.

 Ces sources affirment que cette situation qui est en train de créer une tempête de mécontentements et de malaise parmi le personnel de toutes ces structures trouverait ses origines dans l’histoire de la rétrocession des sociétés d’Etat, des offices publics et des agences nationales. Si cette méthode d’implication du contrôleur général près les sociétés d’état dans leur gestion quotidienne – ce qui remet en cause  le sacro – saint principe de la séparation de pouvoirs entre les organes de contrôle et ceux de gestion et qui fait du coup du contrôleur général « juge et partie »- était déjà critiquée, il y a quelques années, elle serait  considérée  depuis la nomination de M. Arthur Piri au poste « de ministre, contrôleur général », comme un réel frein à leur fonctionnement.

 En effet, prétextant travailler à l’amélioration certaine de leur redressement en vue d’une bonne santé financière, bénéfique à l’Etat, d’une part, et à leurs salariés, d’autre part, par la méthode d’un suivi constant et d’une  tenue régulière de leurs comptes, à l’instar de ses prédécesseurs, M. Piri a cru juste de  demander aux  managers de ces sociétés d’état, de ces offices publics et de ces agences nationales, de lui faire parvenir leur programme d’emploi, c’est – à – dire l’état exact et détaillé de leurs recettes et de leurs dépenses, pour « avis préalable » avant toute exécution. C’est ainsi que s’agissant du traitement et du paiement des salaires, les responsables de ces structures sont tenus de lui transmettre tous les détails y relatifs et attendre pendant plusieurs jours son avis technique suffisamment motivé, c’est – à – dire son accord. Attendre le quitus du prince des finances  et ne rien faire, même si ceux – ci devaient faire face à des dépenses urgentes touchant à la vie de la société et aux intérêts stratégiques de l’Etat. Mais avant d’attendre impatiemment devant le bureau du tout puissant contrôleur général, les responsables de ces structures se devaient de saisir d’abord leur ministre de tutelle de l’état de ces salaires et de leur programme d’emploi, qui à son tour le transmet ensuite au premier ministre Sarandji, qui enfin les fait parvenir dûment annotés à M. Piri. Ce dernier entouré de ses amazones dites « expertes juridiques » prendra alors tout le temps nécessaire et selon ses humeurs pour les analyser et y donner in fine sa réponse, non sans avoir à soumettre à d’intenses interrogations leurs initiateurs au premier rang desquels les comptables. Une procédure qui relève de la mer à boire pour tous et pour ceux dont les projets de programme ne seront pas validés. Donc, un véritable parcours de combattant pour l’obtention d’un précieux document indispensable à l’exécution de leurs dépenses.

 Si cette pratique  permet à M. Piri  d’avoir une vue d’ensemble sur le fonctionnement de ces structures et leurs flux financiers, elle constitue un véritable obstacle au fonctionnement normal de toutes ces structures qui sont ainsi mises sous tutelle. Elle empêche leurs dirigeants et leurs comptables d’exercer leurs fonctions en conformité avec leurs priorités et les objectifs à atteindre, en toute responsabilité et en âme et conscience comme leurs collègues le font partout ailleurs. Elle étouffe les bonnes volontés et les initiatives courageuses  devant booster leur gestion et améliorer la qualité de leurs différentes prestations. Elle dénature et falsifie  la mission dévolue au contrôleur général près les sociétés d’état. Impliqué en amont et en aval dans la gestion de ces structures,  il ne peut pas exercer en toute indépendance son rôle de contrôleur, c’est – à – dire de celui qui  ne doit pas s’interférer  dans l’élaboration et  l’exécution du budget de ces structures mais qui doit intervenir  après sa mise en oeuvre pour arrêter les écritures comptables, déceler les irrégularités et proposer des solutions pour une gestion saine de leurs finances, reposant sur le respect scrupuleux des principes de la discipline budgétaire, de l’allocation stratégique des ressources et de la prestation efficace et efficiente des services publics. Or, en agissant ainsi non seulement M. Piri se laisse dépouiller de ce pouvoir de contrôle a posteriori, mais surtout se revêt de l’armure du juge et partie.

 De ce fait, il n’est pas étonnant que les rumeurs publiques fassent urbi et orbi  état de ce  qu’il s’érigerait près ces structures en spécialiste en passation des marchés, imposant  ça et là  aux comptables une liste de fournisseurs au premier rang desquels des jeunes gens de l’ethnie Gbaka-Mandjia, en flagrante violation des dispositions de la loi portant code des marchés publics et délégations de services publics en République centrafricaine. C’est ce qui tend à justifier aussi ces informations selon lesquelles fort de cette pratique irrégulière et de ce contournement des dispositions légales et réglementaires, son nom figurerait en bonne place sur la liste des milliardaires du régime de Touadéra, en moins de deux (2) années de gestion des affaires de la cité.

 Loin de prendre fait et cause pour toutes ces allégations, le journal www.lavoixdessansoix.com pense qu’il est grand temps pour les princes de la République de rappeler à l’ordre leur homme de main qui en ferait un peu trop et en la méconnaissance des règles élémentaires du droit budgétaire, de la bonne gouvernance et de la transparence. Mais en attendant, les salariés de toutes ces structures broieraient du noir en cette fin d’année et ne sauraient à quel saint se vouer pour bien passer la fête de la Saint – Sylvestre en famille. A cause d’un seul homme  au service d’une procédure contraire à la loi.

 Affaire à suivre …. !

 Jean – Paul Naïba

 

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